Egyptologue
français
Passionné notamment par les langues
anciennes, Emile Amélineau (1850-1915) intègre l’Ecole pratique des hautes
études, où il suit une formation en égyptologie (notamment avec Gaston Maspéro
comme professeur). Tout en étant prêtre, il devient spécialiste du copte et se
rend une première fois en Egypte en 1883. Après avoir quitté les ordres, Amélineau
devient enseignant à l’E.P.H.E. et publie plusieurs ouvrages qui sont à la fois
fortement salués et critiqués (notamment pour leur style).
En 1895, intéressé par l’origine de
la religion égyptienne, il commence des fouilles à Abydos, notamment à Oumm
el-Qa’ab qui vont devenir polémique, certains lui reprochant ses méthodes
destructrices, d’autres sa naïveté, d’autres enfin l’interprétation de ses
découvertes ; ses contemporains Jacques de Morgan et Flinders Petrie sont
parmi les plus critiques.
Amélineau devient ainsi un pionnier
de l’étude des périodes les plus anciennes de l’Egypte pharaonique et de sa
préhistoire. Il découvre en particulier plusieurs tombes royales des 1ère
et 2e dynastie, de Narmer à Khasekhemouy en passant par le
« roi serpent », et fait fouiller ce qui est devenu le
« cimetière U », suggérant l’existence de souverains antérieurs au
mythique Ménès.
Le réexamen de ses travaux et la
remise en contexte de ses analyses permet aujourd’hui de relativiser les
critiques et de mettre en valeur les apports d’Emile Amélineau : « Il
n’est ni un pilleur de sites, ni un destructeur sauvage d’objets, mais plutôt
un savant un peu maladroit qui se trouvait au mauvais endroit à un mauvais
moment de l’Histoire. Les collections françaises sui sont cependant redevables
aujourd’hui de conserver un exceptionnel et rare témoignage du mobilier
funéraire des pharaons des premières dynasties » (Marc Etienne,
Archéo-Nil n°17, 2007)





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